CONSIDÉRATIONS
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particulière. L'existence de ce fluide nerveux ou
esprit moteurn'est donc encore qu'une hypothèse,
fondée à la vérité sur de puissantes analogies.
Le cerveau et la moelle allongée fournissent
neuf paires de nerfs appelées cérébrales. La
dixieme paire nait du sommet de la moelle épi¬C
nière.
Ces nerfs se distribuent aux yeux, aux oreilles,
au nez et à toutes lesiparties de la tête. Quelques
paires telles que la huitième, donnent des rameaux ¬
au poumon, à l'estomac.. C'est pourquoi
on lui a donné le hom de pneumo gastrique.
Le philosophe qui ne veut pas se livrer à des
hypothèses est donc obligé de se borner à considérer ¬
ces organes seulement par rapport à leurs
fonctions.
1°. Il est certain que les nerfs sont des organes
des forces vitales, et ces nerfs viennent du cerveau ¬
et de la moelle épinière. Une partie dont
les nerfs sont lésés s'atrophie.
2°. Il est certain que ces mêmes organes sont
les principes du mouvement. Une partie dont on
a coupé les nerfs perd le mouvement.
3o. Il est certain que ces organes sont le
Aprincipe de la sensibilité. Une partie dont les
nerfs sont lésés devient insensible, ou au moins
sa sensibilité diminue beaucoup.
oI estcertain que la masse cérébrale est