SUR LES ÉTRES ORGANISÉS.
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queur exhalée dans les cavités intérieures. Lorsque ¬
la réabsorption n'est pas égale à l'exhalation,
il y a épanchement et hydropisie.
Cette quantité de vaisseaux exhalans et absorbans ¬
est immense à la surface de ces membranes.
4°. Les membranes séreuses contiennent trèspeu ¬
de vaisseaux sanguins dans leur intérieur. Ils
rampent seulement à leur surface.
Mais dans le cas d'inflammation, les vaisseaux
sanguins deviennent plus apparens, et la membrane ¬
se colore , ce qui prouve que ces vaisseaux
y existent réellement, mais sont très-petits.
5°. Ces membranes ont peu de nerfs. Aussi,
dans leur état naturel, leur sensibilité n'est pas
considérable ; mais lorsqu'elles sont exposées au
contact de l'air, ou qu'elles sont enflammées,
elles deviennent très-sensibles.
6°. Les membranes séreuses enveloppent tous
les viscères : la pie-mère enveloppe le cerveau,
le cervelet et leur prolongement, la moelle allongée, ¬
la moelle épinière et le systême nerveux.
La plèvre enveloppe tous les organes du thorax,
le péritoine tous ceux de l'abdomen...
Les fluides que secrètent ces membranes son
de nature albumineuse. La chaleur les coagule
en partie.
Telle est l'histoire abrégée des membranes séreuses ¬
admises par Pinel et Bichat.
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