Kriegs=Affaire.
24
Ingrie, l'Estonie, toute la Pomeranie, Verden,
Bremen, & le Duchè de Sleswik. Je repondis,
qu' il me paroissoit par ces demandes, qu il n
avoit nulle envie de la paix, puis qu'il demandoit -
non seulement, ce qui etoit au Roy de Svede, -
mais même ce qui ne Luy appartenoit pas,
& le Roy de Prusse me quitta sans me donner de
temp, d'en dire d'avantage. Les mêmes gens
qui ont suppose la Lettre, que j envoye à V.E.
ignorent aussi un fait, dont ils pourroient être
plus aisement instruits, ils me font demettre du
caractere d'Ambassadeur, quoy quej eusse repondum -
plusieurs fois tout haut au Roy de Prusse, -
(qui me demanda à table, si j' erois rappellè,
que je n avois point regeum de Lettres de France
depuis plus d'un mois, mais que je n en croyois
rien. L'on me fait ensyite notifier ma demission -
d'un employ, que je n ay ni la volonté, ai
le pouvoir de quitter, & demander en même
tems une permission, dont je n ay point crû
avoir affaire, pour me rendre de l'Armes à
Hambourg, où je devois aller, puisqu un Ambassadeur -
ne re coit d' ordre que de Son Maitre
& qu' il luy est libre d'aller, en tems de pax, ou
bon luy semble L'auteur de cette lettre supposéen -
a certainement pas eté mieux instruit de
celle, que j'eus l'honneur d'ecrire à V. E. le 5.
Decembre, où je marquois que je proposerois
des conditions de paix en consequence des pouvoirs, -
que j en avois, & que le Roy de Svcde
sou¬Max-Planck-Institut -
für