Volltext : Tome Premier (1)

SUR  LES  ÉTRES  ORGANISÉS.
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On  place  sous  le  récipient  de  la  machine
pneumatique  un  fruit  tel  qu'une  pomme  :  à  mesure ¬
  qu'on  fait  le  vide,  l'air  intérieur  se  dilate
distend  l'épiderme,  et  le  déchire  plutôt  que  de  se
dégager  par  les  pores.
La  même  chose  a  lieu  avec  les  chenilles  mineuses. ¬
  Elles  rongent  le  tissu  qui  est  entre  les
deux  épidermes  des  feuilles  ;  il  se  dégage  de  l'air
qui  distend  ces  épidermes,  et  ne  peut  les  traverser... ¬
  Néanmoins,  il  est  certain  que  les  feuilles
ont  un  grand  nombre  de  pores  pour  la  transpiration, ¬
  pour  l'absorption,  et  même  pour  le  dégagement ¬
  de  l'air  ;  car  on  sait  que  les  feuilles
mises  dans  l'eau  au  soleil  laissent  dégager  une
assez  grande  quantité  d'air.
Tous  ces  faits  prouvent  que  l'épiderme  doit
être  envisagé  comme  une  membrane  particulière
qui  enveloppe  le  corps  entier  du  végétal.  Cette
membrane  est  composée  d'un  tissu  cellulaire
assez  ferme.
IO
DES  CLANDES  EPIDERMOIDALES.
On  trouve  au-dessous  de  l'épiderme  un  systême
glanduleux  assez  considérable.  Guettard  a  donné
à  ces  glandes  le  nom  de  milliatres.
Saussure  les  a  appelées  corticales.
Hedwig  leur  a  donné  le  nom  de  pores  écaporatoires. ¬

            
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