SUR LES ÉTRES ORGANISÉS.
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les ai appelés inosseux ou anostins. Je n'ignore
pas qu'il se trouve des os chez quelques-unes de
ces espèces ; mais ces os sont, pour ainsi dire,
étrangers à leur organisation, et n'influent point
sur leur manière générale d'être. Quelques-uns
de ces animaux ont aussi le sangrrouge ; mais ils
ressemblent d'ailleurs aux animaux à sang blane;
c'est pourquoi on les laisse dans cette classe.
Dans toutes les familles les plus naturelles il se
présente ainsi des anomalies ; le philosophe
les néglige, pour s'en tenir aux caractères généraux. ¬
La perfection des animaux paroît dépendre de
ce systême osseux, parce qu'il fixe leurs organes
essentiels, et en permet le développement. C'est
à cette cause que paroît due la supériorité des
mammaux, et particulièrement celle des quadrumanes ¬
et des bimanes.
Nous voyons également que les crustacés, les
insectes, dont le corps est revêtu d'une enveloppe ¬
coriace solide, à laquelle sont attachées les
antennes et les pattes, sont supérieurs aux animaux ¬
inosseux qui ont le plus de perfection.
Enfin les vers, les hydres, les vermicules...
qui ont le corps absolument mou, sont, de tous
les animaux, les plus imparfaits.
On observe les mêmes différences chez les végétaux. ¬