MANUEL
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vert par lui et l'extenseur des orteils. Isolez bien ses tendons
inférieurement : ménagez le ligament annullaire au-dessous
duquel ils passent, et sachez distinguer le péronien antérieur
de l'extenseur; ils franchissent ensemble le ligament annulaire ¬
, et souvent les fibres réciproques des deux muscles
se confondent ; mais l'insertion différente de leur extrémité
inférieure suffit pour les différencier.
De l’extenseur propre du gros orteil. Ce muscle, comme
je l’ai dit , est entièrement recouvert par la partie moyenne
et inférieure du jambier et de l'extenseur des orteils : il faut
écarter l'un et l’autre , pour le voir. L'insertion de son extrémité ¬
inférieure à la dernière phalange du pouce sert de
guide pour le reconnoître.
Du péronien antérieur. J’ai déjà observé que ce muscle
est souvent uni d’une manière assez intime à l’extenseur
des doigts, au point de ne pouvoir le séparer de ce dernier, ¬
qu'au moment où il s'insère à l'os cuboide ; on n’a
alors que ce moyen pour le reconnoître. Les muscles de la
partie antérieure de la jambe, le jambier excepté, sont d'ailleurs ¬
si minces quelquefois, qu'il est prudent de ne pas
trop chercher à les séparer pour faire parade d'une vaine
habileté dans la dissection.
Des deux péroniens. Placés au côté externe de la jambe,
ils sont collés l'un à l'autre, et ne peuvent être bien isolés
que dans leur partie inférieure, où les tendons de l'un et
de l'autre s'éloignent pour se porter à des points différens
d'insertion. L'un, en effet, le long péronien, franchit la
jambe pour aller s'attacher au premier os du métatarse,
en passant obliquement sous la plante du pied ; l'autre, au
contraire, borne sa marche au cinquième os du métatarse.
Il ne faut point, pour le moment, chercher à poursuivre
la terminaison du long péronien ; on doit remettre ce travail, ¬
lorsqu'on fait les muscles de la plante du pied, et se