Fig. 90.
STATIQUE.
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du filet. Ainsi on n’aura plus à considérer que des poids
portés par une hélice, tracée sur un cylindre, qui a r
pour rayon de sa base : la forniule (l") reçoit donc son
application immédiate ; car en continuant les raisonnemens
employés n°. 120, cette équation ne seroit nullement
changée par l’hypothèse d’un nombre indéterminé de points
de contact de l’écrou avec la vis, ainsi qu’on l’a observé
pour l’équation (R").
III. Roideur des cordes.
140. Comme les cordes ne sont pas parfaitement flexibles,
lorsqu’on les emploie dans les machines, il faut augmenter
la force qui doit être prépondérante : voici l’idée qu’il
faut se faire de cette augmentation. Soient deux poids Pet O.
sur une poulie : si P prévaut, il est clair que la corde NO
doit d’une part, se courber en C dans la gorge de la
poulie , et de l’autre se déployer, pour devenir verticale
en MP. Or, si cette corde étoit absolument rigide, ce
double effet n’auroit pas lieu, et d’un côté le poids Q
se trouveroit porté verticalement au-dessous de quelque
point D de la droite horisontale CB, tandis que de l’autre
côté, au contraire, le poids P seroit transporté au-dessous
d’un autre point b : et comme le bras du levier de l’une
des forces devenant plus grand, celui de l’autre seroit
au contraire rendu plus petit, on n’auroit plus P=Q pour
la condition de l'équilibre.
Si la corde n’est qu’en partie rigide , l’effet ci-dessus indiqué ¬
n’a pas lieu en entier : on a observé même que dans
la pratique, le raccourcissement du bras de levier en B
étoit sensiblement nul, c’est-à-dire qu’on pouvoit ne pas
avoir égard à celui des deux effets, qui est produit par le
défaut de flexibilité de la partie BP correspondante au