CONSIDÉRATIONS
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veau. Son principe sentant continuoit de percevoir ¬
ses sensations.
3°. Le cœur ne paroît même pas chez les
grandes espèces d’une nécessité telle, qu'une
lésion considérable de cet organe fasse cesser la
vie. On a vu des hommes avoir le cœur percé
d’un coup d’épée , et vivre encore quelque
tems.
4°. On en peut dire autant du cerveau. Des
oies auxquelles on a coupé la tête, peuvent encore ¬
faire des mouvemens, et voler à des distances
considérables.
5°. Mais une lésion de la moelle épinière dans
le trajet des vertèbres cervicales, tue instantanément ¬
l'animal ; parce qu'elle détruit l'excitabilité ¬
de tous les organes les plus essentiels à la
vie.
6e. Le sang floride artériel est à la vérité un
stimulus plus puissant sur le cerveau que le sang
vemneux: néanmoins l'excitabilité de cet organe
n'est point détruite par le sang veineux. Les
animaux amphibies, tels que les phoques, les
lamentins; d'autres animaux, tels que les
reptiles,... les grenouilles peuvent demeurer longtems ¬
sans respirer; le cerveau ne reçoit plus
que du sang noir, qui passe par le trou botal
directement dans le ventricule gauche , sans
aller aux organes de la respiration ; et cepen¬