§ 32. OBJET. PREST. DIVISIBLES, INDIVIS.
375
— Et même si à ce point de vue il devait en avoir
été autrement dans l'ancien droit (ce que je régarde ¬
comme impossible), tout au moins dans le
droit de Justinien la tradition devrait-elle avoir
été, sans restriction, divisible, car elle y a tout à
fait pris la place de l'ancienne mancipation, et
d'une manière générale elle s'est élevée à la hauteur ¬
d'un véritable dare, sans distinguer entre
les objets sur lesquels elle porte.
Je ne veux cependant pas passer sous silence le
texte qui paraît dire le contraire, et en l'absence
duquel le doute se serait difficilement élevé, sur
la théorie exposée ici, parmi les écrivains modernes. ¬
Ulpien dit d'abord que la stipulation d'une
servitude prédiale est indivisible, et il ajoute ensuite ¬
que cette indivisibilité doit s'étendre à la
stipulation « fundum tradi » de même qu'à celle
ayant pour objet un opus, car dans l'un et l'autre
cas, tout essai d'une division effective serait en
contradiction avec le sens et la nature intime de
la stipulation (corrumpit sipulationem) (u).
Cette argumentation a jeté les auteurs moderfaciendum ¬
aliquid stipulatus sit:
(u) L. 72 pr. de V. O. (45, 1) :
ut puta fundum tradi , vel fossam
« Stipulationes non dividuntur
fodiri, vel insulam fabricari, vel
earum rerum, quae divisionem non
operas, vel quid his simile: horecipiunt, ¬
veluti via, itineris, acrum ¬
enim divisio corrumpit stitus, ¬
aquæductus, caterarumque
pulationem. »
servitutum. Idem puto et si quis