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du tuyau ou du lit, et de la pression ou charge que la paroi ou la couche
fluide supporte ; phénomènes bien différens de ceux qu'on remarque dans
le mouvement des corps solides glissant les uns sur les autres.
Il est naturel de penser que ces résistances sont proportionnelles, et
aux surfaces de contact sur lesquelles elles ont lieu, et à une certaine
tonction de la vîtesse ; l'observation confirme cette conjecture générale
puisque, dans tous les courans dont le régime est établi, la vîtesse de
chaque couche ou enveloppe fluide devient uniforme, en vertu de l'équilibre -
qui s'établit entre la force accélératrice que la pesanteur lui imprime,
et les forces retardatrices susmentionnées.
Mais, par une conséquence nécessaire des différentes valeurs de ces forces
retardatrices, à différentes distances de la paroi, les vîtesses constantes des
couches ou enveloppes fluides varient, d'une couche à l'autre, dans la
même section transversale; elles ont, près de la paroi, leurs plus petites
valeurs, qui augmentent progressivement, à mesure qu’on s'éloigne de cette
paroi, jusqu'à un filet central où se trouve le maximum de vîtesse.
La première application que j'ai faite de ces données d'expérience,
a été d’examiner les circonstances du mouvement d'un filet fluide, en
m'assujettissant à une marche d'analyse semblable à celle suivie pour la
solution des problèmes relatifs à un système de molécules solides : j'ai
donné l'évaluation de la vîtesse et de la pression à une section transversale
quesconque, en supposant la résistance une fonction indéterminée de la
vitesse, et j'ai examiné l’effet de cette résistance pour réduire le mouvement à
l'uniformité ; ce qui fournissait de nouveaux moyens de comparaison entre
les résultats relatifs au système solide et au système fluide.
Mais si, au lieu d’un filet fluide, on considère un assemblage de filets,
ou plutôt une réunion de couches enveloppées les unes dans les autres,
depuis un axe commun, ou filet central, jusqu'à la paroi, les décroissemens -
de vîtesse dont j’ai parlé plus haut, auront lieu d’une couche à
l'autre, et la considération des phénomènes du mouvement deviendra
beaucoup plus compliquée. On peut cependant, en exprimant la résistance
contre la paroi par une fonction indéterminée de la vîtesse de la couche
qui lui est juxta-posée, et les résistances réciproques des couches qui
coulent les unes sur les autres, par des fonctions également indéterminées
de leurs vîtesses relatives, poser l’équation différentielle du mouvement
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