VITRUVE. LIV. VI.
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sisse facilement l'eurythmie. C'est de cet accord symétrique, -
et des moyens d'y parvenir, que je vais parler main
tenant. Je commencerai par expliquer comment doivent
être faites les cours des maisons.
III. Des cavædium, ou atrium, et de leurs ailes; du cabinet d'étude et du
péristyle; des salles à manger, des salons, des exèdres; des galeries de
tableaux, et de leurs dimensions; des salons à la manière des Grecs.
Les cavædium sont de cinq espèces. Leur disposition
les a fait appeler toscans, corinthiens, tétrastyles, découverts -
et voûtés. Les toscans sont ceux où il y a deux
poutres qui, s'étendant dans la largeur de la cour, soutiennent -
les poutres de traverse, et les conduits des
noues qui sont entre les angles des murs et les croix que
font les poutres; outre cela, les pièces de bois qui soutiennent -
le toit, disposé en pente pour l’écoulement des
eaux, inclinent vers le compluvium. Les cavaedium corinthiens -
ont aussi des poutres et un compluvium disposés -
de la même manière ; seulement ces poutres s'éloignent -
davantage des murs et portent sur des colonnes
dans le pourtour de la cour. Les tétrastyles sont ceux
où quatre colonnes, placées aux angles formés par les
poutres, soutiennent ces poutres et les affermissent
parce qu'il n'est pas nécessaire qu’elles aient une grande
longueur, et qu'elles n'ont point à supporter la charge
des traverses.
Les cavædium découverts sont ceux où les coyaux
qui soutiennent le chéneau renvoient l'eau de pluie par
derrière. La disposition de ces cours est très-avantageuse,
en ce que, pendant l'hiver, le compluvium, étant tout
droit, n'empêche point la lumière de pénétrer dans les
appartements; mais ce qu'il y a de très-désagréable, ce
sont les réparations qu'elles exigent; les eaux qui coulent
en abondance de dessus les toits, ont bientôt rempli les