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et l'on a droit d’être surpris de voir un eouvent -
de réligieuses envelopper, pour ainsi
dire, les premiers germes d'un tel caractère -
(99). L'autre couvent dont il me reste
à parler etait beaucoup plus aucien. C'était
dans le onzieme siècle , un hôpital appartenant -
à la famille des Biliotti. Eu 1356 il fut
donné à des réligieuses de l'ordre de st. Augustin, -
et ce ne fut qu'en 1452, lorsque la
peste eut moissonne presque toutes les réligieuses -
qui l’habitaient, que Mariette des
Albizzi y fonda le couvent de ste. Claire qui
a subsisté jusqu'à nos jours. Les bâtimens
d'Annalena et de ste. Claire étaient tellement
enclavés l'un dans l’autre, que cette proximité
de demeures avait produit dans les réligieuses -
des deux ordres l'envie de se connaître.
Une visite solemnelle qu'elles se rendaient
une fois par an , rompait l'uniformité de la
vie monacale et entretenait l'union des deux
communautés; mais dépuis long temps la discorde -
avait ferme pour toujours la petite
porte de communication. Cette partie contigue
des deux édifices a disparu, pour faire place
à un jardin pittoresque qui s'étend en largeur, -
dépuis la rue des fornaci , jusqu'à la
rue romana, à peu-près à l'endroit où était
l'ancienne porte de la ville qui fut démolie en
1814, et où l’on voit maintenant la nouvelle
grille de Boboli; et en longueur, dépuis la
grande entree centrale dans la rue sta. Maria,
jusqu'au mur du jardin du marquis Thomas
Corsi. Ce gros mur, que l'on nomme encore le
bastione di Cosimo, parce qu'il fut construit en
1545, par Côme I. pour fortifier cette partie
de la ville, est maintenant planté, et surmon¬