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poudre du gouvernement, sortant tous de la meilleure ¬
manufacture, et nous les numérotâmes depuis ¬
i jusqu'à 20 ; et, après l'avoir éprouvée, on
choisit les meilleurs barils. On fondit exprès un
grand nombre de boulets de fer, bien ronds et bien
unis sur leur surface; on en fit varier un peu la
grosseur et le poids, mais la plupart étaient presque ¬
égaux au diamètre de l'âme des pièces, en sorte
qu'il y avait très-peu de vent. On mêla la poudre
uniformément, et chaque jour elle était pesée avec
le même soin, par le même homme, et enfermée
dans des sacs de flanelle mince, de grandeur à
remplir exactement l'âme du canon. On fermait le
sac avec un fil lié immédiatement sur la poudre,
et on le coupait ensuite au ras du fil, de manière ¬
à lui laisser le moins de queue possible.
On enfonçait la charge doucement dans la pièce,
et au moyen des divisions en pouces et lignes qu'on
avait marquées sur les hampes des refouloirs, on
réduisait toujours les mêmes charges de poudre à
occuper à peu près le même espace. On mettait le
boulet par-dessus sans se servir de bouchons ; on le
faisait tenir en place, au moyen d'un fil fin qu'on
croisait deux ou trois fois autour, et qui, vu la petite ¬
quantité du vent, suffisait pour le faire adhèrer
aux parois de la piece. Celle-ei était pointée horizontalement ¬
et perpendiculairement, à la face du
pendule, quise trouvait à 55, 5 pieds des tourillons;
on la nettoyait avec soin après chaque coup que
l'on tirait, en perçant le fond de la charge par la lumicre, ¬
et en mettant le feu au moyen d'un petit