DU CONTRASTE SIMULTANÉ DES COULEURS.
coloriés pour étofles, papiers peints, etc., trouveront quesque avantage
à les consulter.
182. Les fonds pouvant avoir de l’influence sur l’esset des couleurs, -
ainsi que l’intervalle qu’on peut mettre entre les matières coforées, -
je préviens le lecteur que toutes mes observations ont été faites
sur des cercles colorés, blancs, noirs et gris, de omoii de diamètre,
séparés par des intervalles également de o"o1i : 13 cercles disposés -
en ligne droite formaient une série.
183. Les séries destinées à faire apprécier l’effet du blanc étaient
sur un fond gris normal; les séries destinées à faire apprécier l’effet
du noir et du gris étaient sur un fond blanc légèrement grisâtre. Il
est donc essentiel de remarquer que les cercles colorés placés à distance -
se trouvaient sur des fonds qui ne laissaient pas que d’exercer
quelque influence.
184. Les couleurs qui ont été l’objet de mes observations sont le
rouge, l’orangé, le jaune, le vert, le bleu et le violet. Les différences
qu’elles présentent, quand on les considère sous le point de vue du
brillant, sont assez grandes pour qu’on les répartisse en deux
groupes : l’un renfermant le jaune, l’orangé, le rouge et le vert gai;
l’autre le bleu et le violet, qui, à hauteur égale de ton, n’ont point
l’éclat des premiers. J’appellerai couleurs lumineuses celles du premier -
groupe, couleurs sombres celles du second; toutefois je ferai
observer que les tons foncés et rabattus des gammes lumineuses
peuvent, dans beaucoup de cas, être assimilés aux couleurs sombres,
de même que les tons clairs du bleu et du violet peuvent quelquesois
être employés dans des assortiments comme couleurs lumineuses.