Full text: Vitruvius: Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana

DE VITRVVE. trois poulies: par leſquelles eſtant les cordes paſſees, ellesſe bail-
lent en mains des manouuriers pour les tirer, & en ceſte maniere
trois compagnies d’iceux manouuriers lieuent ſans ſinge, toſt & facilement vne choſe peſante.

Telle ſorte de machine s’appelle entre les Grecs Polyſpaſtos,
pource que par trois circuïtions de poulies elle preſte grande fa-
cilité & promptitude. Or la conſtitution de ceſte ſeule piece de
bois, eſt tant vtile de ſa nature, qu’elle peut porter ſon fardeau en
auant, en arriere, à droit, ou bien à gauche, ainſi comme l’on veut,
d’autant qu’elle ſe peut pancher de toutes parts, en laſchant les
eſcarpes qui la ſouſtiennent.

Tous ces engins deſſus eſcrits, ne ſeruent ſans plus aux choſes
que je vien de dire: mais pareillement à charger & deſcharger
nauires: pour à quoy donner ordre, faut aucunesfois les leuer tou-
tes droites, & d’autres prendre leurs mouffles cy deuãt ſpecifiees,
puis les attacher au bout du maſt, où il y a des poulies à tout quoy
l’on tire le grand voile à mont, & là les faut laiſſer pendre contre-
bas. D’auantage l’on en peut dreſſer en pleine terre, auec ceſte
meſme induſtrie, ſans dreſſer bois debout, mais ſeulement par ac-
couſtrer les cordages des mouffles, en leuer leſdits nauires hors
de l’eau, & les mettre à ſec pour y r’abiller ce qui eſt neceſ-
ſaire.

141. Ingenieuſe inuention de Cteſiphon pour trainer gros fardeaux
par terre. Chap. VI.

IL ne ſera (ce me ſẽble) que bon de declarer main-
tenant vn induſtrieux ſecret de Cteſiphon: par-
quoy entendez ce que je vous en diray.

Ce bon eſprit voulant apporter au temple de
Diane en Epheſe quelſques tiges de Colõnes qui
auoyent eſté taillees en la carriere, conſiderant la
peſanteur du fardeau, & la molleſſe de la terre par où les conue-
noit paſſer, jugea qu’il n’eſtoit expedient de ſe fier au charroy,
dont il craignoit que les rouës enfondraſſent trop auant: parquoy
fit ſon effort de trouuer ceſte practique.

Il print quatre fuſts de merrein eſpois de quatre bons poulces
en quatré, deux deſquels eſtoyent auſſi longs que la tige d’vne

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