Full text: Vitruvius: Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana

N 
Fe 
22 
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ADVERTISSEMENT AVX 
LECTEVRS. 
OPINIONde plusieurs hômes, qui se sont de¬ 
uat nous employés à examiner cest Auteur, 
esté que luy voulat en dix liures de doctri- 
comprendre tout le corps d'Architecture 
in auoit faict vn onieme de figures, pour 
mieux donner à entendre son intention, mais 
que ledit onxieme, sans paruenir iusques à 
nous, a esté perdu comme infinis autres, cau¬ 
sans dommage inestimable à ceux qui suynent. 
les bonnes lettres. 
Toutesfois le iugement de Monsieur Philander tres 
studieux en ceste science, est formellement àu contraire, & veut qu'à la 
iin de chacun d'iceux liures les figures conuenables à la matierey fus¬ 
sent accommodees, & s'efforce prouuer son dire, par le neufieme chapitre 
da cinquieme, correspondant au troisieme du tiers, en ce qui concerne le 
renflement des stylobates ou piedestals. Quant est à moy, je laisseray vui¬ 
der ce different par ceux qui le voudront disputer jusques au bout, & me 
contenteray seulement d'en auoir aduerti, à fin que lon ne pense que j'aye 
ignore l'vne & l'autre fantasie. Or ces dix liures sont en vn stile tant 
obscur, qu'il donne merueilleuse peine à les entendre: parquoy Meßire 
Leon Baptiste Albert au commencement du sixieme par luy faict de sem¬ 
blable matiere, dit que Vitruue cherchoit à se monstrer Grec entre les 
Latins & Latin entre les Grecs,chose (à mon aduis) qu'il faisoit à pro¬ 
pos, ne voulant estre entendu par d'aucuns ignorans de son siecle, ausquels 
ilne portoît gueres bonne affection, comme appreuuent manifestement les 
prologues de ses troisieme, sixieme, septieme, & dixieme: ou bien l'a faict 
ainsi de certaine industrie pour les causes contenues en celuyde son cin- 
quieme, à quoy ie vous remets, pour euiter superfluité de langage, moy doc, 
qui par vne bonne affection de proffiter à la chose publique de ce Royau¬ 
ne, & non pour vaine gloire, me suis efforcè de le mettre en François, n'ay 
voulu suyure sa façon de parler, ains faict tout mon poßible d'euiter ses 
tenebres, scachant qu'il vaudroit mieux ne point escrire, que s'y amuser, 
& n'estre entendu. Celà sans point de doute) m'a contraint à paraphra¬ 
lr aucunesfois le texte, par plus longue deduction de paroles, dont außi 
1 iij
	        
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