Volltext : Vitruvius: Les dix livres d' architecture de Vitruve

VITRUVE,
116
neneneneeenene  n  ene  n  nenenen  n  nenenenennnnn.
CHAPITRE  III.
les
d

DES  FONDEMENTS  DANS  LES  TERRES  FERMES,  OU  DANS  LES  TERRES  RAPPORTEES;
DES  COLONNES,  DES  ARCHITRAVES  ET  DES  AUTRES  ORNEMENTS  (1).
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Il  faut,  pour  établir  les  fondements,  creuser  d'abord  la  tranchée  jusque  dans
le  terrain  solide,  et  les  bâtir  ensuite  avec  tout  le  soin  possible,  en  leur  donnant
une  épaisseur  proportionnée  à  l'importance  du  bâtiment  que  l’on  veut  construire. -
  Lorsqu'ils  seront  élevés  hors  de  terre,  on  construira  les  murs  qui  doivent -
  porter  les  colonnes,  en  leur  donnant  un  diamêtre  et  demi  d’épaisseur  alin
que  cette  partie  basse  qui  s’appelle  Stéréobate  (2),  à  cause  qu’elle  porte  le  faix
soit  plus  forte  que  le  haut,  et  que  la  saillie  des  bases  n’excède  point  la  largeur
de  ces  murs.  Il  faudra  diminuer  dans  la  même  proportion  l'épaisseur  du  mur
qui  s'élèvera  au-dessus.
Il  est  nécessaire,  pour  consolider  les  petits  murs  qui  supportent  les  colonnes,
de  remplir  les  intervalles  par  des  arcs  de  voûte,  ou,  tout  au  moins,  de  rendre  la
terre  plus  ferme  en  la  battant  avec  les  machines  dont  on  enfonce  les  pilotis  (3)

(1)  J'ai  cru  ne  devoir  pas  faire  difficulté  de  corriger
une  transposition  qui  est  dans  le  titre  de  ce  chapitre,
laquelle  lui  ôte  le  sens  qu’il  doit  avoir.  Ce  qui  pourrait
faire  quelque  difficulté  serait  de  savoir  si  j'ai  dû  traduire
ornatus  columnarum  comme  s’il  y  avait  ornamenta.  La
raison  qui  me  l’a  faire  est  que  ni  Vitruve,  ni  les  autres
architectes  qui  ont  écrit  en  latin,  n’ont  jamais  parlé  de
ornatu  columnarum  ,  et  que  ornamenta  est  partout  er

usage  pour  signifier  l'architrave,  la  frise  et  la  corniche
qui  sont  sur  les  colonnes  ;  joint  aussi  que,  quand  même
ornatus  pourrait  signifier  ce  qui  rend  les  colonnes  plu.
riches  et  plus  ornées,  Vitruve  ne  l'aurait  pas  dû  mettre
au  titre  de  ce  chapitre,  mais  au  titre  de  celui  dans  lequel -
  il  est  parlé  du  chapiteau  Corinthien,  qui  est  celui
qui  a  tout  ce  qui  peut  rendre  les  colonnes  plus  riches  et
plus  ornées.
(2)  STÉRÉOBATE.  Ce  mot  grec  signifie  toute  sorte  de
structure  solide  qui  est  faite  pour  soutenir  une  autre  partie

de  l'édifice  moins  massioe.  Alberti  l'appelle  Arula,  et
Pulvinus,  son  interprête  italien,  l'explique  par  Zocolo
qui  signifie  une  sandale  (et  en  effet  cette  partie  en  architecture -
  sert  à  élever  le  pied  des  bâtiments).  Philander -
  et  Barbaro  confondent  Stéréobate  avec  Stylobate,  qui
est  un  piédestal  continu  pour  soutenir  plusieurs  colonnes -
  ;  ils  les  distinguent  néanmoins  en  quelque  façon,  et
font  stéréobate  comme  le  genre  qui  comprend  tant  le
premier  socle  qui  règne  tout  le  long  d'un  bâtiment,
que  le  stylobate  qui  est  la  partie  plus  élevée,  qui  étan
sur  ce  premier  socle,  soutient  immédiatement  un  rang
de  colonnes.  Mais  il  y  a  apparence  qu'en  cet  endroit

stéréobate  signifie  le  mur  qui  s'élevait  au-dessus  du  rezde-chaussée -
  pour  soutenir  les  colonnes,  lorsqu'iln'y  avait
point  de  stylobate,  et  que  les  colonnes  posaient  immédiatement -
  sur  une  aire  élevée  au-dessus  du  rez-de  chaussée,
et  sur  laquelle  on  montait  par  des  degres.
(3)  On  peut  enfoncer  les  pilotis  avec  deux  sortes  de
            
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